Les produits toxiques

Mercredi 24 juin 2009
Phosphates : les tueurs de lacs courent toujours  !
   

Il aura fallu attendre 1986 pour que les phosphates soient interdits dans les lessives pour textiles en Suisse. Depuis, on a pensé que la question était réglée et qu'il n'y avait plus de phosphates du tout dans les détergents...

 

 
Il aura fallu attendre 1986 pour que les phosphates soient interdits dans les lessives pour textiles en Suisse.
Il aura fallu attendre 1986 pour que les phosphates soient interdits dans les lessives pour textiles en Suisse. [TSR]
Sommaire
Phosphates II : les tueurs de lacs courent toujours !
Phosphates dans les produits lave-vaisselle
Quelques conseils d'utilisation
Erreur : on en trouve encore dans la plupart des produits pour lave-vaisselle et leur utilisation est en augmentation. Malgré des stations d'épuration toujours plus performantes, les phosphates continuent donc à empoisonner les lacs, en particulier le Léman. Plusieurs raisons à cela. En plus de la démocratisation du lave-vaisselle : les phosphates ne sont pas interdits dans les lessives en France et le Léman compte la France voisine parmi ses bassins versants. De plus, l'industrie continue à en rejeter, tout comme l'agriculture, et chaque être humain en produit par voie naturelle. Et oui, 2/3 des phosphates domestiques proviennent de nos déjections, le dernier tiers est issu des détergents que nous utilisons.

Ces phosphates étouffent les lacs, mais le thème n'est plus à la mode. A la fin des années 70, il tenait pourtant le haut de l'affiche. A cette époque, on parlait de l'eutrophisation des lacs. Cette menace était si grave que tout le monde a fait des efforts pour limiter les phosphates : les agriculteurs comme les industriels sous la pression des pouvoirs publics. Ces efforts ont été suivis d'effets spectaculaires. Aujourd'hui, c'est à une pollution plus subtile qu'il faut s'attaquer, qui de plus diffère d'un lac à l'autre. En Suisse romande, celui qui souffre le plus de ce problème, c'est le Léman.

Les phosphates, en apportant exagérément de substances nutritives, asphyxient l'eau du lac, ce qui augmente la production d'algues et de plantes aquatiques. Ces algues ont d'autres inconvénients : elles peuvent provoquer des allergies chez certains baigneurs, elles sont responsables des odeurs putrides qui se dégagent parfois de l'eau et de la couleur peu engageante du lac à certains endroits. Les algues qui étouffent les lacs sont microscopiques, elles ressemblent un peu à de la mousse à l'œil nu. Les grandes plantes aquatiques qui chatouillent parfois le ventre des nageurs ne sont pas des algues, elles ont une racine au fond de l'eau, alors que les algues sont en suspension.

Une des manières de réoxygéner l'eau est de la « brasser », malheureusement le lac Léman étant très profond et de températures différentes, il ne se « brasse » pas facilement.
Si l'on a interdit les phosphates dans les lessives pour textiles, c'est parce que c'était la principale source de contamination domestique évitable. A l'époque, le lave-vaisselle était un luxe réservé à une minorité de Suisses. Aujourd'hui, environ 50% des foyers en sont équipés. Il se trouve que les produits pour lave-vaisselle contiennent toujours des phosphates et qu'on en consomme de plus en plus. Même s'ils sont déclarés sur l'étiquette, impossible pour le consommateur de savoir quelle quantité sa marque rejette par lavage. C'est ce que la Commission internationale des eaux du Léman a testé.

La CIPEL a demandé à un laboratoire indépendant d'analyser les principaux produits détergents pour lave-vaisselle que l'on rencontre sur le marché suisse. Ce laboratoire a déterminé, pour chaque produit, la quantité de phosphate rejetée par cycle de lavage.

Voici, les résultats, en commençant par les produits sans phosphates.
 
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D'abord, les pastilles pour lave-vaisselle de la marque HELD. Elles ne rejettent pas de phosphore par cycle de lavage.
 
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Ensuite, toujours chez HELD, la poudre pour lave-vaisselle. Pas de phosphore rejeté également.
 
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Les pastilles ECOVER, maintenant, elles rejettent 0,04 gramme de phosphore par cycle de lavage, autant dire pas grand chose.
Ces trois produits dits écologiques ne sont pas disponibles dans les grandes surfaces en Suisse. Vous les trouverez en droguerie ou dans des commerces spécialisés.
Passons maintenant aux produits dits avec phosphates. Ce sont ces produits que l'on retrouve dans les grandes surfaces.
 
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Les POWER GELCAPS de CALGONIT, d'abord. Ce gel en capsule renvoie 1,72 grammes de phosphore dans les canalisations à chaque lavage.
 
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La poudre de marque SUN avec 1,98 grammes de phosphore.
 
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Les pastilles BRILLANT CLASSIQUE de CARREFOUR avec 2,11 grammes de phosphore rejeté par lavage.
 
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Les pastilles TABS FOXOMAT de COOP laissent échapper 2,12 grammes de phosphore.
 
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Chez MIGROS, la poudre HANDY MATIC renvoie 2,15 grammes de phosphore dans les tuyaux à chaque cycle.
 
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Juste au-dessus, les pastilles 3 en 1 PERFECT CITRON de SOMAT. Elles rejettent 2,16 grammes de phosphore par cycle.
 
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Puis chez CARREFOUR, les pastilles BRILLANT LEMON, qui rejettent 2,29 grammes de phosphore par lavage.
 
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Ensuite, deux produits MIGROS, les pastilles HANDY MATIC, avec 2,31 grammes de phosphore rejeté.
 
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Et les pastilles HANDY MATIC CRISTAL CITRON, avec 2,33 grammes de phosphore renvoyé vers les stations d'épuration.
 
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Chez CALGONIT, maintenant, la poudre POWER POWDER, qui libère 2,39 grammes de phosphore par lavage.
 
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Ensuite, la poudre FOXOMAT de chez COOP, avec 2,40 grammes de phosphore.
 
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On continue avec les pastilles TABLETS CITRON de SUN, qui rejettent 2,46 grammes de phosphore.
 
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Puis, les pastilles TABS DISHLAV de chez SOMAT, avec 2,48 grammes de phosphore.
 
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Chez MIGROS, les pastilles HANDY MATIC 3 en 1 renvoient 2,49 grammes de phosphore dans les égouts à chaque lavage.
 
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Chez SUN, les pastilles 3 en 1 OPTIMAL rejettent, elles, 2,53 grammes de phosphore.
Et pour finir deux produits de chez CARREFOUR,
 
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Les pastilles 3 EN 1 d'abord, avec 2,69 grammes de phosphore libéré par cycle de lavage.
 
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Et puis la poudre BRILLANT POWDER qui, avec 4,41 grammes de phosphore rejeté par cycle de lavage, dépasse largement la norme fédérale suisse fixée à 2.5 grammes par cycle.
A noter que les fabricants modifient en permanence les formules et la présentation des produits, ce qui a été une des principales difficultés de ce test.


Ces résultats démontrent une régression dans la protection de l'environnement d'autant plus attristante que le lave-vaisselle est un progrès écologique puisqu'il utilise en moyenne moins d'eau et moins d'énergie que le lavage à la main, les études l'on clairement montré. De plus, la tendance des grandes marques n'est pas de diminuer les teneurs en phosphates, au contraire.

En effet, la concurrence entre les grandes marques est telle qu'elles se bagarrent autour de quelques centimes d'économies et les phosphates, c'est très bon marché. Comme on ne peut pas compter sur les industriels pour prendre des mesures écologiques de leur propre initiative, il va falloir que les Etats les y contraignent par des lois.

En attendant qu'elles soient votées et appliquées, ce qui prend toujours du temps, comme consommateurs, on peut choisir d'acheter des produits sans phosphates. L'inconvénient, c'est que ces produits sont, pour des raisons mystérieuses, absents des rayons des supermarchés. Dommage que les grands distributeurs suisses ne les proposent pas. Il faut donc les acheter en droguerie.
Quelques conseils d'utilisation
 
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Vous pouvez changer de marque sans risque pour votre lave-vaisselle. C'est un mythe de dire qu'une fois qu'on a opté pour un produit il vaut mieux le garder. Un bon truc pour optimiser le produit sans phosphate, c'est de pousser un peu le bouton qui diffuse le rince-éclat. Faites quelques essais pour trouver le meilleur réglage. Il faut également bien vider les assiettes avant le lavage. Enfin, nettoyer les filtres un peu plus régulièrement. Avec ça, vous obtiendrez exactement les mêmes performances de lavage qu'avec un produit qui contient encore des phosphates, mais les poissons vous remercieront !

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?si...

 


Cet article a été écrit en 2004 mais reste cruellement d'actualité.
Par Professeur Tournesol
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Mercredi 24 juin 2009

Danger à long terme

Désinfecter, laver les vitres, détacher la moquette : l'hygiène à outrance n'a pas que du bon. Des scientifiques britanniques viennent de démontrer que les futures mères utilisant trop souvent des produits nettoyants exposent leur enfant à des problèmes respiratoires, et pas seulement quand ils sont petits.

On savait déjà que le personnel chargé du ménage chez les particuliers ou dans les bureaux était plus exposé au risque d'asthme, à cause des détergents utilisés. Il est désormais démontré que les femmes enceintes ayant la main lourde sur les nettoyants ménagers en fin de grossesse et après l'accouchement exposent leurs enfants à des complications pulmonaires, et ce jusqu'à plusieurs années après la naissance. C'est la conclusion d'une étude publiée dans le numéro de mars du « Journal européen de pneumologie ».


Des scientifiques britanniques se sont penchés sur la question, en demandant à 14 541 femmes enceintes quels nettoyants ménagers elles utilisaient, et à quelle fréquence. Ils ont ensuite cherché à savoir si, une fois nés, les petits avaient souffert de sifflements respiratoires, à partir de quel âge et pendant combien de temps. Enfin, à 7 ans et demi, les enfants ont été soumis à un test d'allergie ; un an plus tard, leurs fonctions respiratoires ont été mesurées.


Résultat : l'usage fréquent de produits de nettoyage a non seulement un impact sur les poumons des enfants, mais il a des répercussions bien au-delà de la petite enfance. Leurs fonctions respiratoires sont encore affectées à l'âge de 8 ans. Et ceux qui n'ont pas de terrain allergique ou d'allergies avérées ne sont pas épargnés. Ce dernier constat prouverait que le lien entre sifflements respiratoires et produits d'entretien découle bien de la composition de ces derniers, et non de l'excès d'hygiène en lui-même, souvent incriminé.


L'étude ne dit cependant pas si les détergents agissent in utero, ou si leurs effets irritants interviennent après la naissance. Les produits les plus dangereux ne sont pas cités non plus. Les mécanismes de leur action sur l'organisme feront l'objet d'autres recherches.


Lors d'un essai comparatif effectué en 2004, sur les 18 nettoyants ménagers testés par l'UFC-Que Choisir, 10 polluaient l'air intérieur en relarguant des substances chimiques peu recommandables pour la santé.


Anne-Sophie Stamane de QC

Par Professeur Tournesol
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Dimanche 10 mai 2009

1. Le formaldéhyde

Où le trouve-t-on ? : On le retrouve dans les mousses d'isolation, les panneaux d'aggloméré, certains shampooings, certaines peintures et même dans les emballages alimentaires. La colle à moquette, les vêtements nettoyés à sec et la fumée de cigarette dégagent également ce toxique.
Quels sont ses effets ? : Le formaldéhyde est responsable d'irritations du nez, des yeux, de la gorge et des poumons. Il provoque des maux de tête, nausées, diarrhées et à haute dose des crises d'asthme. Il est également cancérigène.

2. Phosphate, sulfate, chlore, borate...

Où les trouve-t-on ? : Ces toxiques proviennent des détergents et des agents nettoyants comme les liquides vaisselle, les tablettes que l'on met dans son lave-vaisselle et les lessives. Depuis 1991, le taux de phosphate des lessives est limité à 20 % contre 50 % auparavant mais c'est encore bien trop.
Quels sont leurs effets ? : Ils libèrent des gaz toxiques lors de leur utilisation. Ils polluent les eaux et favorisent la prolifération des algues dans les rivières et les océans.
La solution alternative : Préférez une lessive sans phosphate. Toutes les grandes marques en proposent.

3. Les tensioactifs

Où les trouve-t-on ? : Ils sont eux aussi présents dans les produits d'entretien et dans toutes les lessives. C'est l'élément qui fait mousser et qui dégraisse.
Quels sont leurs effets ? : Ils sont plus dommageables à l'environnement que les phosphates. Ils sont très difficilement dégradables. Ils polluent l'eau. Ils font par exemple éclater les oeufs de poisson ce qui forme un film à la surface de l'eau contrariant la dissolution de l'oxygène.
La solution alternative : Préférez des produits d'entretien à base d'acides gras. Malheureusement leur usage reste marginal.

4. Les phtalates

Ou les trouve-t-on ? : Dans tous les articles en PVC, et malheureusement dans les aliments quand ils ont été emballés avec des matériaux contenant des phtalates.
Quels sont leurs effets ? Selon l'INRS, tous les phtalates n'ont pas la même dangerosité mais "il apparaît que pour l'homme le point critique se situe au niveau des effets sur la reproduction". Certains phtalates peuvent nuire à la fertilité et au développement du foetus et du nouveau-né.

5. Monoxyde de carbone et dioxyde d'azote

Où les trouve-t-on ? Ces gaz proviennent d'appareils de chauffage à combustion (gaz, charbon, bois, fioul) défectueux ou mal ventilés.
Quels sont leurs effets ? Chaque année en France, 6 000 personnes sont intoxiquées et 300 en meurent. L'intoxication aiguë se manifeste par des vertiges, une perte de connaissance, une impotence musculaire, voire un coma et le décès. L'intoxication chronique entraîne des maux de tête, des nausées, une confusion mentale. Difficilement détectable, elle peut entraîner, à la longue, des troubles cardiaques ou respiratoires.

6. Les solvants

Quels sont-ils ? : La plupart des solvants (acétone, éther, white-spirit) font partie de la famille des composés organiques volatils (COV) qui contribuent à la pollution de l'air et à l'effet de serre.
Quels sont leurs effets ? : Ils sont souvent fabriqués à base de chlorure de méthylène, un solvant organique chloré agressif pour les yeux et la peau. Le white-spirit est l'un des plus néfastes : il provoque des maux de tête, des intoxications graves et cancérigènes.
Quelle solution alternative ? : Vous pouvez utiliser des solvants d'origine végétale comme la térébenthine ou des produits à base de terpènes, en vente dans les magasins bio.

7. L'eau de Javel

A quoi sert-elle ? : L'eau de Javel a des propriétés détachantes, désinfectantes et désodorisantes. Elle est, à tort, utilisée dans les toilettes, les sanitaires, les poubelles, sur les sols, mais également en addition de lessives. Pourtant, l'eau de Javel n'est pas un tensioactif, elle ne lave pas. C'est un biocide qui tue bactéries, virus, champignons et algues.
Quels sont ses effets ? : L'eau de Javel est un produit corrosif qui contient du chlore, dangereux pour l'environnement et la santé.
Quelle solution alternative ? : Dans la maison, un nettoyage régulier des pièces d'habitation suffit généralement. Il existe aussi des produits naturels que vous pouvez fabriquer vous-même.

8. Le radon

Où le trouve-t-on ? : Gaz naturel radioactif, inodore et sans couleur, il est issu de la désintégration de l'uranium et du thorium que l'on trouve dans les sous-sols granitiques, schisteux et argileux.
Quels sont ses effets ? : Il peut s'infiltrer par des fissures dans les fondations, les murs ou les canalisations et rester piégé si la maison est mal aérée. Il est suspecté d'augmenter le risque de cancer du poumon.

9. Le pentachlorophénol ou PCP

Où le trouve-t-on ? : On le trouve dans les vernis, peintures et produits de traitements de bois.
Quels sont ses effets ? : Il provoque des maux de tête, des irritations et, dans le cas d'intoxications aiguës, il peut être mortel.

10. Les aérosols

Pourquoi sont-ils dangereux ? Une réglementation internationale a interdit l'utilisation de gaz CFC, responsables de la destruction de la couche d'ozone. Mais même sans CFC, les bombes aérosols sont toxiques, inflammables, et génèrent des déchets.
La solution alternative : Pour déodoriser votre intérieur, confectionnez vous-même vos pots-pourris avec des écorces d'agrumes ou des oranges piquées de clous de girofle. Surtout, un geste indispensable pour assainir l'air est d'aérer cinq minutes tous les jours la maison : une façon simple d'éliminer la pollution intérieure.

Sources
Par Professeur Tournesol
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Lundi 5 janvier 2009
Complément d'enquète sur France2


Des particuliers brûlés par leurs fauteuils importés de Chine, des biberons toxiques, un tribunal qui ordonne le démontage d'une antenne relais au nom du principe de précaution...

Notre environnement quotidien est-il en train de nous empoisonner à petit feu ? Consommateurs inquiets, scientifiques alarmistes, lobbying des industriels... Alors qu'il n'y a jamais eu autant d'autorités sanitaires chargées de nous protéger, Complément d'enquête sur ces nouvelles angoisses que suscite le progrès.

De la Chine au Canada, de nos magasins aux laboratoires, de l'infiniment petit aux ondes invisibles, faut-il avoir peur de ces nouveaux produits qui ont envahi nos vies ?

Reportages

« Le supplice du fauteuil chinois »
Edouard Perrin et Frédéric Capron
Ils ont acheté le fauteuil de leur rêve... Mais ils s'y sont brûlés la peau ! Des morts suspectes, plus de 530 blessés en France. En cause, des sachets toxiques dissimulés dans les coussins. Qui est responsable ? Conforama qui les a vendus ? L'usine chinoise qui les a fabriqués ? Ou les autorités qui n'ont pas donné l'alerte ?

« Les ondes de l'angoisse »
Séverine Lebrun et Virginie Travert
Ils sont persuadés que les ondes des téléphones mobiles sont responsables de leur mauvaise santé. Que les opérateurs, les scientifiques, les pouvoirs publics leur cachent la vérité ! Les dangers supposés du portable sont-ils un scandale étouffé ? Que savons-nous vraiment de ces ondes omniprésentes ?

« Biberons empoisonnés »
Yann Fronty et Stéphane Guillemot
Pourquoi tant d'hommes stériles ? De cancers des testicules ? De malformations génitales ? Aujourd'hui, les scientifiques accusent, entre autres, le Bisphénol A, produit toxique invisible présent dans les biberons en plastique depuis 40 ans. Le Canada vient d'interdire ces biberons. Mais pas la France. Pourquoi ?

« Nano problemo ? »
Yvan Martinet et Marc de Langenhagen
L'infiniment petit, c'est l'avenir ! Les nanoparticules de titane ou de carbone aux vertus miraculeuses se retrouvent dans les crèmes cosmétiques, les vêtements ou articles de sport. Mais aucune étiquette n'indique leur présence. Pourquoi ? Ces particules sont-elles inoffensives ?

Par Professeur Tournesol
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Samedi 13 décembre 2008

Pourquoi s'intéresser aux pesticides

Utilisation agricole des pesticides
depuis plus d'un demi siècle

Avant la Seconde guerre mondiale, l'agriculture utilisait des dérivés minéraux (ex : le cuivre entrant dans la composition de la bouillie bordelaise, l'arséniate de plomb, etc.) ou végétaux (produits dérivés du pyrèthre...).
Après la guerre, on est entré dans l'ère des organochlorés. Depuis, d'autres familles de produits sont apparues sur le marché et on dénombre, maintenant, environ 500 substances actives et 2700 spécialités. La majorité de celles qui sont disponibles en France est listée dans l' « Index phytosanitaire » (Toxicologie humaine des produits phytosanitaires, de F.Testud, R. Garnier, B. Delemotte, ESKA).
Plus l'agriculture est intensive, plus elle utilise d'intrants dont les pesticides. En France, les 14,3 millions d'hectares de forêts et les 18 millions d'hectares de productions végétales diverses (céréales, betteraves, pommes de terre, etc.) consomment l'essentiel des pesticides commercialisés chaque année (plus de 100 000 tonnes en 1999).
Le marché européen est le 2ème marché mondial. Par pays, la France est le premier de l'Union européenne et le 3ème mondial après les USA et le Japon.


Banalisation de leur usage

Lire la suite ICI


 Bon à savoir :

70 000 tonnes de pesticides ont été utilisées en France en 2006 pour se protéger des insectes ravageurs, des champignons...dans les cultures agricoles. Le jardinage, les collectivités locales ou n'en consomment que 10% mais avec des doses bien trop fortes. Résultat : on trouve des pesticides dans 90% des rivières et dans 60% des nappes d'eau souterraines.
Par Professeur Tournesol
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