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Le WWF "tire la sonnette d'alarme", à l'occasion de la publication, jeudi 29 mai, de "la première étude menée en France sur l'imprégnation de l'homme aux
PCB", ou pyralènes, ces produits chimiques chlorés toxiques dont de fortes concentrations ont été relevées ces dernières années dans les poissons du Rhône.
Guillaume Llorca, responsable des investigations au WWF, à l'origine de cette étude menée par l'Association santé-environnement Provence sur un échantillon restreint (une soixantaine de
volontaires), a dévoilé des résultats préoccupants : les personnes vivant près du Rhône et de la Seine, et consommant du poisson au moins une fois par semaine, présentent des taux de PCB dans le
sang au moins cinq fois supérieurs au taux d'un groupe témoin en consommant peu. Pire : même des populations témoins, qui ne mangent pas ou très peu de poisson et ne vivent pas à proximité d'un
fleuve pollué aux PCB sont contaminées par des PCB, à un niveau qui varie entre 5 et 15 picogrammes (millionième de millionième de gramme) par gramme de matière grasse dans le sang. "L'étude
montre aussi le rapport avec l'alimentation : les personnes mangeant régulièrement du poisson d'eau douce connaissent un taux d'imprégnation bien supérieur. Troisième constat, géographique :
l'imprégnation est plus forte pour les populations vivant près du Rhône, mais aussi près de la Seine", explique M. Llorca.
WWF estime que l'Etat doit consacrer des budgets à la recherche sur les pathologies liées aux PCB. "Des études menées à l'étranger, notamment aux Etats-Unis et
en Espagne, montrent que les PCB constituent un des facteurs qui peut déclencher un cancer du sein chez la femme, du colon chez l'homme, des problème de fertilité, des problèmes
neuro-psychiatriques au niveau des enfants, des pertes de QI..."
Au regard de ses résultats, l'association de défense de l'environnement appelle le gouvernement à accélérer l'étude à grande échelle sur l'imprégnation de la
population française aux PCB, dont le lancement a été décidé lors d'une conférence interministérielle en février. "Le protocole est en cours de validation, l'étude doit débuter le 13 juin,
mais les résultats définitifs ne sont attendus qu'en 2011, ce qui paraît loin", souligne M. Llorca. Il va aussi falloir travailler sur d'autres sources d'alimentation pouvant provoquer des
imprégnations aux PCB - la viande, le lait, les œufs, souligne M. Llorca.
Dans l'immédiat, WWF appelle le ministère de la santé à
faire de la prévention.
Par Professeur Tournesol
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17:56
Chlordécone : un scandale.
La justice a déclaré recevable la plainte déposée par des associations concernant l'affaire du chlordécone, un dangereux pesticide utilisé dans les bananeraies
martiniquaises. C'est le départ d'une enquête officielle destinée à faire la lumière sur un scandale annoncé.
Empoisonnement
Selon Raphaël Confiant et Louis Boutrin, les autorités publiques connaissaient la toxicité du produit depuis les années soixante-dix mais n'avaient pas jugé utile d'en informer la population et
les élus. Les prélèvements actuels montrent qu'il existe plus de 120 kg de pesticides par hectare et que 22 500 hectares en Martinique sont contaminés à 90 %.
Pourtant, dès 1977, le rapport Snégaroff, issu d'une mission de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) démontre la réalité de cette pollution et
préconise un plan d'urgence. En 1980, le rapport Kermarrec soulignait quant à lui la bioaccumulation des organochlorés dans l'environnement.
Il relevait notamment l'accroissement de la concentration en perchlordécone dans la chaîne alimentaire, et attirait l'attention sur la nécessité d'effectuer des recherches sur une molécule
voisine, le chlordécone.
Chlordécone: silence on empoisonne !
par eikichi
Par Professeur Tournesol
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Dimanche 30 novembre 2008
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De la mélamine a plusieurs fois été volontairement introduite dans des aliments et des friandises pour faire croire qu'ils étaient plus
riches en protéines qu'en réalité. En mars 2007, un scandale agro-alimentaire a fait connaître ce fait en Amérique du Nord, avec le rappel de 60 millions de boîtes d'aliments pour chiens et chats
fabriquées en Chine et vendues sous 95 marques différentes, aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Ces boites contenaient du gluten de blé contaminé par de la mélamine, adjuvant illégal aux
États-Unis. Un mois plus tard, le gouvernement chinois a déclaré bannir cette pratique. La mélamine pourrait dans certaines conditions bloquer les fonctions rénales, selon des chercheurs de
l'Université de Guelph (Ontario), ce qui expliquerait certaines morts de chiens et chats ayant consommé ces aliments, de la mélamine ayant été détectée dans l'urine ou les reins de chats décédés,
ainsi que de l'acide cyanurique (sous-produit métabolique de la mélamine), ces deux composés réagissant en formant des cristaux pouvant bloquer la fonction rénale, selon des chercheurs de
l'Université de Guelph . Menu Foods a le 16 mars 2007 rappelé 60 millions de boîtes de nourriture pour chiens et chats produites aux États-Unis avec des aliments importés, vendues sous 95 marques
différentes aux États-Unis, Canada et Mexique ; après la
mort anormale d'au moins 14 animaux, à la suite d'une défaillance rénale dans la plupart des cas. Plus de 8 000 plaintes (pour certaines en nom collectif) ont été déposées à la FDA dans les
semaines qui ont suivi aux États-Unis et au Canada.
En mai, en juillet et enfin en septembre 2008, quatre bébés chinois sont morts et des dizaines de milliers sont tombés malades après avoir
absorbé du lait artificiel pour nourrisson contaminé : on y avait ajouté de la mélamine, afin de le faire apparaître plus riche en protéines. Les autorités chinoises ont reconnu que deux des
compagnies laitières incriminées dans le scandale exportaient leurs produits (vers les Burundi, Gabon, Bangladesh, Birmanie et Yémen). Et l'ampleur du scandale a continué, touchant d'autres
entreprises, d'autres produits et un nombre toujours plus important de personnes.
En octobre 2008, en Europe, un résultat d'analyse non conforme a été détecté dans des friandises produites en Chine et vendues dans des magasins asiatiques en Belgique (11,24 mg/kg).
Par Professeur Tournesol
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