Vendredi 13 février 2009
OGM - le 12 février 2009  GREENPEACE

L'AFSSA hors sujet et instrumentalisée

Paris, le 12 février 2008. Révélé en catimini par voie de presse jeudi matin, l'avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) est maintenant public : il estime que le maïs MON 810 ne présente pas de danger pour la santé humaine. L'importance de cet avis d'une agence publique historiquement pro-OGM ne doit pas être surestimée... Quelques jours avant une réunion d'importance à Bruxelles, il est néanmoins symbolique du retour en force des lobbies pro-ogm et de l'urgence de se remobiliser dès maintenant pour le droit et la liberté de consommer et produire sans OGM.

Méthodes méprisables
« On peut légitimement s'étonner de la fuite organisée d'un rapport soi-disant secret, quelques jours avant que le sort de la clause de sauvegarde française soit discuté à Bruxelles, observe Arnaud Apoteker de Greenpeace France. Cette fuite est un coup bas des lobbies biotechnologiques visant à affaiblir M.Borloo, mais aussi à inciter les autres Etats Membres de l'UE à voter contre les moratoires nationaux. On ne peut que mépriser de telles pratiques et encourager le ministère français à défendre au nom du peuple français son opposition à des cultures potentiellement dangereuses et mal évaluées devant les institutions européennes. »

L'avis de l'AFSSA ne répond en rien aux préoccupations qui ont justifié la clause de sauvegarde française, prise en vertu de principes écologiques et non de principes sanitaires de court terme. En annonçant jeudi en milieu de journée que la France ne remettait pas en cause la suspension des cultures de maïs OGM, le gouvernement français s'est donc engagé dans la seule voie possible. Celle du bon sens. Greenpeace appelle maintenant le gouvernement à faire preuve du même discernement et de la même conviction les 16 février et 2 mars lors des réunions à Bruxelles qui doivent se prononcer sur les clauses grecque, française, hongroise et autrichienne.

Des doutes sérieux
Rappelons que la clause de sauvegarde française est principalement basée sur des considérations écologiques. En voici certaines :
- « Le risque de pollinisation croisée ne peut être négligé »
- « La protéine Bt produite naturellement par le bacille et celle produite par le maïs MON810 n'ont pas les mêmes séquences primaires »

Néanmoins, des risques sur la santé ont aussi été évoqués :
- « A ce jour, aucun travail scientifique ne permet d'affirmer l'innocuité pour la santé de ces plantes transgéniques »

Il est vrai qu'en l'état actuel des connaissances, les risques à long terme de ces derniers sur l'environnement et la santé ne sont pas connus. La suspension des cultures d'OGM doit donc être maintenue au nom du principe de précaution et du droit des consommateurs et des agriculteurs à consommer et produire sans OGM.

Le mépris de la prévention
L'AFSSA ne s'est jamais intéressé aux effets sanitaires à long terme des OGM. L'avis de l'AFSSA doit donc être ramené à sa juste valeur, celle d'une agence sanitaire qui s'intéresse au court terme et néglige son rôle de prévention. A ce titre, non seulement il n'affaiblit en rien la position de la France et celle des autres pays ayant activé une clause de sauvegarde, mais il justifie la demande unanime des Etats Membres de réformer les méthodes d'évaluation.

Donnez votre avis sur le dernier rapport de l'AFSSA, en participant aux sondages en ligne sur les sites du monde.fr et du figaro.fr

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Jeudi 12 février 2009


LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 11.02.09 | 21h24  •  Mis à jour le 11.02.09 | 22h11


"L'Afssa considère que les éléments du rapport d'Yvon Le Maho [directeur de recherches au CNRS et auteur d'un rapport sur lequel s'est basée la France pour interdire la culture du MON 810] n'apportent aucun élément nouveau qui remettrait en cause la sécurité des maïs portant l'évènement MON 810", explique ce document datant du 23 janvier. Invoquant "le principe de précaution", le gouvernement français avait interdit, début février 2008, la culture de cette semence transgénique et déclenché auprès de l'Union européenne la clause de sauvegarde, suivant ainsi l'avis de la Haute Autorité provisoire sur les organismes génétiquement modifiés.


 Mon commentaire :

Certaines certitudes sont dangereuses pour l'espèce humaine. L'avis de l'Afssa n'est pas pour rassurer. Les anciens disaient dans le doute abstiens-toi. Dans notre monde moderne on préfère intoxiquer lentement pour le fric et créer par la suite de grandes causes nationales comme pour le cancer...

Pour un exemple qui me vient immédiatement à l'esprit : il en a été de même pour l'amiante, matériaux réputé non toxique. Aujourd'hui le résultat est là.

A force de jouer avec le feu on va bien finir par se brûler.

Enfin c'est juste mon avis.




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Mercredi 11 février 2009

Le développement durable selon Procter & Gamble

environnement maroc.jpg

C'est l'histoire d'un Québéquois qui écrit à Procter & Gamble à son retour du Maroc. Il est intéressé de connaître la politique environnementale de la compagnie et particulièrement celle entourant son produit vedette : Tide. La compagnie ajuste-t-elle son produit dans un pays où la poudre à lessive est utilisée directement dans les cours d'eau? Question subsidiaire : l'omniprésence de la publicité de la compagnie est-elle accompagnée de lignes directrices quant à l'affichage?

Mais comment Procter & Gamble a réagi à la lettre? Je vous invite à lire la suite directement sur le site Médiaterre Canada-Québec.

Pour information, Procter & Gamble est une multinationale américaine spécialisée dans la vente de produits liés à hygiène et la beauté, générant un chiffre d'affaire dépassant les 50 milliards de dollars, avec plus de 110.000 salariés. Quant à ceux qui douteraient de la véracité de cette histoire, disons qu'elle me vient d'un ami québéquois, qui a écrit une lettre à cette société...   :-)

Au delà de cette histoire, il est intéressant de constater les différences de traitement entre les sites de l'entreprise, version française, canadienne et marocaine:

  • Sur le site français (voir la page), à peine cliquons nous sur "notre société" que d'emblée, une rubrique développement durable est listée: surprise, la première action citée par l'entreprise est... la Fondation P&G France pour la protection du littoral. Serait-ce pour permettre de diluer un peu les produits chimiques déversés de l'autre côté de la Méditerranée?
  • Sur le site canadien (voir la page), il faut creuser un petit peu plus en cliquant sur "nos engagements", au nombre de 3 dont le dernier porte sur la protection de l'environnement au Canada. Là, pas de fond pour le littoral, mais un appui au travail du CEMC (Canadian Environmental Modeling Centre) sur un modèle d'usine de traitement des eaux usées afin d'améliorer les évaluations des produits liés à l'hygiène et au  nettoyage.
  • Enfin, sur le site marocain (voir la page), pas une ligne sur l'environnement, la société misant uniquement sur "l'entreprise citoyenne", bien que prétendant pourtant "mettre l'accent sur les nombreux enjeux liés au développement durable", tandis qu'elle se contente essentiellement du volet social.

C'est dans ce genre de situation où le concept de blanchiment écologique n'a jamais aussi bien (mal?) porté son nom...

Crédit photo: Vivi


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Mercredi 11 février 2009

Alors que, malgré la crise, comme le rapporte le dernier baromètre de l'Agence Bio, les Français, soucieux d'une alimentation plus saine, n'ont jamais été aussi nombreux en 2008 à consommer des produits bio, le dernier communiqué de l'Association Française des Diététiciens Nutritionnistes (AFDN) nous met curieusement en garde contre les inconvénients potentiels pour notre équilibre alimentaire de cette nouvelle tendance plutôt réjouissante dans la perspective d'une alimentation durable et plus responsable...

Manger bio... pas bien ?Manger bio... pas bien ? En effet, martelée plusieurs fois dans ce communiqué du 2 février intitulé « Manger Bio, manger bien ?  », la petite remarque assassine « les bénéfices santé des produits issus de l'agriculture biologique ne sont pas scientifiquement démontrés » ne peut une fois de plus que semer le trouble chez les consommateurs, voire, dans ce cas précis, quelque peu les désinformer sérieusement.

S'il est clair qu'il n'était pas inutile de faire une petite mise au point avec quelques explications sur l'agriculture, la réglementation et les produits biologiques ainsi que sur l'équilibre alimentaire à travers les 9 repères essentiels du PNNS (Programme National Nutrition Santé), le quasi discrédit plutôt malvenu de ce mode de consommation ne permet que de faire planer à nouveau un doute sur la possible influence d'un lobbying bien placé de la part de l'ensemble des acteurs de la production dite « conventionnelle ».

 

Lire la suite ICI

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Mardi 10 février 2009

Déchets nucléaires: "Les Français sont pris pour des imbéciles"

icone des tags nucléaire, france 3, Pièces à conviction, Elise Lucet, areva, déchets nucléaires Par La rédaction du Post
le 09/02/2009, vu 4596 fois, 117 nombre de réactions Post vu en Une

Sur Le Post, Elise Lucet raconte les coulisses de "Pièces à conviction" diffusée mercredi, qui  met à jour la contamination de la France par les déchets des mines d'uranium.

Le numéro de "Pièces à Conviction" qui sera diffusé mercredi à 20h35 sur France 3 risque de faire parler de lui, ou plutôt d'Areva. En effet, l'équipe d'Elise Lucet s'est intéressée aux déchets nucléaires des mines d'uranium qui ont été enfouis dans des lieux où nous nous balladons tous: des parkings, des stades de foot, ou encore des parcours de santé. On apprend également que de multiples cours d'eau sont contaminés.

Intitulé "Uranium, le scandale de la France contaminée", le reportage de France 3  dénonce un "scandale sanitaire", dont les victimes ne savent parfois pas qu'elles sont en danger. La thèse du reportage est claire: des mines d'uranium françaises n'étant plus en activité depuis longtemps pourraient encore être dangereuses et personne ne s'en préoccupe.

Il y a une dizaine de jours déjà, l'émission a fait parler d'elle: Areva a décidé de saisir le CSA, reprochant à France 3 d'avoir communiqué sur le contenu de l'émission avant d'avoir interviewé Areva. Ce qui était prévu le lendemain. L'entreprise avait précisé: "Areva (ex-Cogema) soutient le contraire (sur la dangerosité des déchets ndlr) , estimant extrêmement improbable l'hypothèse d'une exposition prolongée évoquée par l'émission."

Ce lundi, l'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a rendu un rapport  sur l'exploitation des sols et roches issus des anciennes mines d'uranium de la Cogema (aujourd'hui Areva NC) dans le Limousin. Le rapport estime que cette "exploitation n'est pas assez encadrée ni vérifiée". En outre le rapport précise que "le bilan décennal d'Areva n'a pas fait état de la présence de matériaux irradiants dans l'environnement", relève l'IRSN qui "considère que les informations dont dispose Areva NC ne sont pas suffisantes pour exclure tout impact".

Voici en avant première pour Le Post un extrait de l'émission.



(Source: France 3)

Ce reportage, qui va marquer les esprits et sans doute faire réagir les politiques,  sera diffusé mercredi 11 février.


Sur Le Post, Elise Lucet raconte les coulisses de l'émission et donne quelques pistes sur les réponses d'Areva et de Jean-Louis Borloo.

Comment vous est venue l'idée de traiter ce sujet sur les déchets nucléaires?
"Nous avons pour habitude de traiter des sujets d'actu chaude comme la crise mais nous enquêtons aussi sur des dossiers dont tout le monde se fout. En juin, nous en avons discuté avec la boîte de production Ligne de Mire. J'avais déjà parlé de ce problème il y a 14 ans dans une autre émission mais je n'imaginais pas qu'aujourd'hui on en était à ce point avec 25 départements touchés et 200 millions de tonnes de résidus."

"Devant l'ampleur de ce scandale et la volonté farouche de la Cogema puis d'Areva de faire comme s'il ne s'était rien passé, on a décidé d'enquêter. Et plus on enquêtait, plus on se rendait compte qu'il y avait une omerta. Mais nous sommes une émission de service public et notre mission est d'informer les gens et de lever le voile."

Vos reportages sont clairement à charge. Même si un porte-parole d'Areva est sur le plateau, on n'entend pas Areva dans les reportages hormis par la voix du responsable de la communication qui ne dit pas grand chose...
"Non, notre reportage n'est pas à charge, il est réaliste. Pendant un mois, nous avons sollicité Areva quotidiennement. On nous répondait qu'Anne Lauvergeon (la présidente du directoire d'Areva ndlr) n'avait pas le temps. Mais je pense qu'elle ne souhaitait pas s'exprimer. D'ailleurs,  nous avons été très surpris qu'Areva saisisse le CSA alors que nous les avions quotidiennement au téléphone..."

"Et puis sur le terrain, quand nous sommes avec des personnes d'Areva, elles ne souhaitent pas être filmées. Ce n'est pas une volonté de notre part, mais ce qu'il faut comprendre, c'est qu'Areva s'en est tirée pendant deux décennies en ne communiquant pas. Nous on les dérange, donc ils ont quand même répondu par l'intermédiaire de leur porte-parole sur le plateau."

Justement, vous dites que le sujet dérange, à France Télévisions, vous n'avez pas eu de souci?
"Non, aucun. Nous étions libre politiquement et nous n'avons jamais reçu une injonction de qui que ce soit."

Vous avez rencontré Jean-Louis Borloo, que dit-il?
"On a surpris Jean-Louis Borloo en amenant au ministère des cailloux radioactifs qu'on a ramassés à Gueugnon et sur le parking de la station de ski. Il était un peu faché qu'on ne l'informe pas avant. Jean-Louis Borloo avait l'impression que le dossier était sous contrôle. Mais il a eu l'air de se rendre compte de la réalité et a affirmé que cette situation était inacceptable."

Pensez-vous qu'il y ait une réelle volonté politique d'enrayer ce problème?
"Oui, il a une volonté de Borloo, de dominique Voynet et de Corinne Lepage (tous trois ministres de l'environnement ndlr). Mais la pression de ce lobby historique qu'est le nucléaire est très forte. Les acteurs du nucléaire n'ont pas l'habitude de référer aux journalistes ou aux ministres, mais à l'Elysée."

Quand vous êtes allée sur le terrain, que vous disaient les gens, ils étaient au courant?
"Ils savent, mais depuis peu de temps. Les habitants de Gueugnon par exemple ont appris qu'il y avait des déchets nucléaires il y a un an environ. Ils sont effarés et ont l'impression d'avoir été floués, d'autant que Gueugnon a l'image d'une ville saine et sportive."

Ne trouvez-vous pas que les reportages sont un peu trop alarmistes?
"Je ne crois pas. On a mésestimé ce problème pendant si longtemps. Nous ne sommes pas une bande d'anti-nucléaires farouche, mais quand on met en place une politique énergétique fondée sur le nucléaire comme l'a fait la France, la moindre des choses est d'en gérer l'héritage et ne pas faire comme si."

Justement, comment le porte-parole d'Areva a-t-il réagi?
"Il a tenté de montrer qu'un morceau de granite crépitait autant au compteur geiger (ce qui permet de mesurer la radioactivité ndlr) que les cailloux que nous avons ramenés de notre reportage mais il retournait son morceau de granite dans tous les sens pour qu'il crépite! Par contre, il a effectivement reconnu qu'Areva a mésestimé le problème depuis des années car il y avait des déchets hautement nucléaires qui devaient être traités mais il n'a pas cessé de nous dire malgré tout que ce n'était pas dangereux. Areva se base sur des normes internationales qui sont assez laxistes et ils ne veulent pas entendre parler des nouvelles normes. Ils ont choisi les normes plutôt que le principe de précaution."

Qu'attendez-vous de la diffusion de votre émission?
"Il ne s'agit pas de semer la psychose ni de dire aux gens qu'ils vont mourir demain mais il faut les informer. Les citoyens français sont pris pour des imbéciles et j'espère qu'il y aura une prise de conscience, comme cela a été le cas pour l'amiante. Avec notre émission, nous ouvrons une brêche, et ce sera compliqué de la refermer comme ça pour Areva. Il va falloir penser à tenir un discours responsable et donner à la population les moyens de se protéger."

Voici la bande-annonce de l'émission:



(Source: Le Post)
Par Professeur Tournesol - Publié dans : Infos - Communauté : Ecologie et monde du "BIO"
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